Temps de lecture : 6 minutes• La banque a poursuivi sa stratégie de croissance ciblée des crédits à l’économie et aux particuliers, favorisant en priorité la qualité du risque et la défense des marges (3.4 milliards). La progression sélective des hypothèques (+3.5%, soit 268 millions) est également réjouissante. • Les résultats des opérations d’intérêt ont prouvé leur résistance avec une augmentation de +4.1%, grâce à une gestion ALM efficiente dans un contexte de taux historiquement bas et un maintien de marges adéquates. • La structure de la masse d’actifs gérés et administrés, qui se situe à 18.1 milliards, s’améliore grâce à la transformation qualitative des importantes liquidités confiées en véhicules de placement. • Les opérations de commissions atteignent un niveau record (+30.5% à 57 millions), reflétant notamment une augmentation des commissions sur les opérations de négoce, de titres et de placement, un accroissement du taux d’utilisation des services bancaires quotidiens et un déploiement substantiel de l’activité de global trade finance. • L’évolution du total des charges d’exploitation (+4.9% à 111.8 millions) subit une hausse des coûts informatiques, en raison d’un changement d’infrastructure (projet T2i 2010) qui avait été annoncé. Un prélèvement de 15 millions à la réserve pour risques bancaires généraux finance une partie importante de ce projet. Les charges courantes sont maîtrisées (108.2 millions). • Le bénéfice net reflète la hausse des charges non récurrentes liées au transfert informatique accéléré (-17.1% à 31.3 millions) tout comme le bénéfice brut (-8.0% à 52.5 millions). • Pour le sixième semestre consécutif, le bilan est en légère progression (+0.4%) et s’établit à CHF 14.167 milliards.
Opérations d’intérêts : excellents résultats
Au premier semestre 2010, la banque a pu accroître de manière sélective ses crédits hypothécaires (+ CHF 268 millions), une tendance forte depuis plus de trois ans, tout en maintenant des marges adéquates. Le niveau plancher des taux sur les marchés financiers incite la clientèle à fixer des taux sur des durées longues à niveau bas. La répartition des hypothèques entre taux fixe et taux variable est stable, avec 85% des encours à taux fixe. Les échéances préférées sont celles à 10 ans suivies de celles à 5 ans, puis à 7 ans.
La banque a maintenu des conditions de taux sur les dépôts tout à fait compétitives en cherchant à fidéliser sa clientèle sur le long terme. Elle gère ses liquidités, devenues très importantes, avec prudence et dispose ainsi d’une solide structure de refinancement. La marge d’intérêt se situe à 1.39%.
Record des revenus des commissions
Les opérations de commissions ont connu une forte hausse au premier semestre 2010 (+30.5% à 57 millions). D’une part, les commissions de crédit (global commodity finance, pour l’essentiel) ont connu une progression réjouissante de CHF 7.1 millions (+ 39.4%), reflet du dynamisme commercial de la banque. D’autre part, les commissions sur les opérations de négoce, de titres et de placement sont en augmentation de CHF 2.8 millions (+ 13.5%) reflétant la confiance de nos clients dans la qualité de la gestion de la banque.
Santé financière
Le total du bilan s'établit à CHF 14.2 milliards (+ 0.4%). A plus de CHF 5 milliards, l'épargne finance 38.2% de l'actif du bilan, signe que la banque est attractive pour les dépôts et l’épargne. Par ailleurs, la couverture des crédits hypothécaires par l’épargne se situe à un niveau élevé, avec un taux de 68.8%.
Les fonds propres comptables s’élèvent à CHF 943 millions, contre CHF 929 millions 30 juin 2009, soit 6.7% du total du bilan. Le taux de couverture des fonds propres se monte ainsi à 134.2%, un niveau confortable.
Malgré un rythme d’investissement toujours élevé, le rapport coûts/produits, cost/income ratio, corrigé des coûts du transfert informatique accéléré, se maintient à 65.8%. Le rendement des fonds propres, return on equity à 6.6% (7.4% corrigé des charges de transfert T2i 2010) demeure dans la fourchette du benchmark des banques cantonales.
Charges courantes et de personnel maîtrisées
Le programme de modernisation et l’adaptation très dynamique de la BCGE à la transformation profonde du marché bancaire, se poursuivent. Les charges courantes sont stables (+1.5% à 108.2 millions de francs). Les charges d'exploitation subissent une hausse ponctuelle non récurrente, en raison de charges directes et autres charges annoncées, liées au transfert de l’infrastructure informatique (T2i 2010: + 4.9% à CHF 111.8 millions). Ces charges s’inscrivent dans le cadre du différend qui oppose la banque à IBM. Elles font également suite à la confirmation en mai 2010 du transfert de l’infrastructure informatique de la banque auprès de Swisscom/Comit, un partenaire avec lequel elle collabore déjà dans le trafic des paiements et la gestion des postes de travail.
Bénéfice brut en retrait
Reflet de la hausse des charges non récurrentes, le bénéfice brut est en retrait de 8.0% et s’établit à CHF 52.5 millions par rapport à la même période de l’année précédente. A noter que, dans un souci de transparence, l‘intégralité des coûts directs du projet de transition est imputée aux résultats au 30 juin 2010.
La BCGE a accueilli son 10'000e "client actionnaire"
Le programme de fidélité de la BCGE continue d'attirer un grand nombre d’actionnaires privés qui marquent ainsi leur confiance dans leur banque cantonale. Au 30 juin 2010, 10’077 personnes possèdent des actions de la BCGE (+906 depuis le 30.06.2009), dont plus des trois quarts (78%) sont des porteurs détenant jusqu’à 25 titres.
Le cours de l’action atteint CHF 221.8 au 30 juin 2010 et se comporte mieux, dividendes réinvestis, que le SPI et le SPI banques pendant le période sous revue. Le titre reste attractif et confirme qu’il constitue une valeur défensive de haute qualité, notamment en regard de sa valeur comptable de CHF 267 au 30 juin 2010. Cette sous-évaluation s’explique principalement par un environnement momentanément plus astreignant pour la banque, en attente du procès de ses anciens dirigeants à l’automne 2010; l’option, dont la faisabilité technique a été évoquée de longue date avec la BCGE, de suppression graduelle de la garantie cantonale sur les engagements de la BCGE (compte d’épargne et dépôts de prévoyance); et une proposition de portée politique, visant à consacrer une part plus importante du bénéfice de la banque au remboursement des frais financiers, de fonctionnement et de réalisation de la Fondation de valorisation.
Une banque essentielle à l’économie régionale
L’exercice en cours se caractérise par une conjoncture en reprise hésitante et un environnement très contraignant pour les banques. Pour 2010, la BCGE s’attend néanmoins à maintenir un rythme de croissance élevé de ses affaires. La marge d’intérêt restera toutefois influencée par le niveau historiquement bas des taux. La banque terminera le transfert de son infrastructure informatique cette année auprès d’un partenaire de grande qualité. Ce projet a eu un impact important au premier semestre et influencera encore de manière significative les charges de l’exercice. La banque n’anticipe pas d’amélioration de son bénéfice pour l’exercice en cours. Passé le cap des grands projets informatiques, la banque se retrouvera, dès 2011, dotée d’une plateforme technologique totalement modernisée et disposera d’atouts commerciaux forts.
Contact
Misha Nagelmackers-Voinov + 41 22 809 34 12 e-mail : misha.nagelmackers@bcge.ch Olivier Schaerrer + 41 (0)22 809 31 85 e-mail: olivier.schaerrer@bcge.ch
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Source : Banque Cantonale de Genève, communiqué de presse