Temps de lecture : 2 minuteseconomiesuisse soutient la position d’Avenir Suisse, qui suggère de réorganiser le système de financement actuel à long terme. Deux éléments sont décisifs pour le succès de la tarification de la mobilité : la prise en compte de tous les moyens de transports et le faible niveau des coûts de perception. A cet égard, les péages routiers mis en place à Londres ou aux Pays-Bas ne sont pas un bon exemple. En effet, leurs coûts de perception avoisinent les 20 %, qui viennent s’ajouter aux impôts existants. Une forme de tarification de la mobilité, très élégante, existe par exemple déjà du côté des prix des billets de train, puisque la distance parcourue est en rapport direct avec le prix. Aux yeux d’economiesuisse, il convient de commencer par établir la vérité des coûts pour piloter les flux de trafic. En effet, sans elle, il existe un risque de distorsion des prix entre les différents moyens de transport. De plus, il faut viser une meilleure coordination entre la politique des transports et celle du développement territorial, ce que le livre blanc recommande également.
Pour le développement des infrastructures de transport, il importe de privilégier les projets qui présentent le plus d’intérêt pour l’économie dans son ensemble. À long terme, il conviendrait aussi d’envisager de grands projets audacieux, qui renforcent la place économique suisse.
economiesuisse soutient en outre une meilleure prise en considération des réseaux de transport internationaux dans la politique suisse des transports, ce qui implique d’en tenir compte pour fixer des priorités de développement. L’organisation voit dans la tarification de la mobilité un bon moyen de simplifier les impôts et les taxes grâce à l’introduction de taxes fondées sur le principe de causalité pour financer les infrastructures routières et ferroviaires et d’améliorer l’efficience de tout le système.
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Source : EconomieSuisse, communiqué de presse