Temps de lecture : 2 minutesL'Œuvre suisse d'entraide ouvrière OSEO a analysé la situation, en matière de droits humains et du travail, dans les onze pays candidats à l’organisation du Mondial (parmi eux, deux doubles candidatures). Les résultats sont préoccupants: l’OSEO parvient à la conclusion que, du point de vue du respect des droits humains et des droits des travailleurs, cinq candidats sur neuf sont indignes d’organiser un Mondial.
La FIFA a, jusqu’à présent, négligé les aspects relatifs aux droits humains et du travail lors de l’organisation de Coupes du monde de football – comme le démontre notamment le bilan du dernier Mondial sud-africain. L'OSEO exige des membres du comité exécutif de la FIFA qu’ils tiennent compte de ces aspects lors du choix des pays qui organiseront le Mondial en 2018 et en 2022.
«A supposer que la FIFA fasse fi de nos recommandations et décide d’organiser le Mondial dans un pays à problèmes, elle devra absolument veiller au respect des droits humains et du travail», déclare Christian Engeli, porte-parole de l’OSEO. «Pour l’instant, la FIFA s’est contentée de déclarations d’intentions et n’a jamais pris de mesures concrètes.»
Lors de son analyse, l’OSEO a examiné le respect ou non des huit conventions fondamentales de l’Organisation internationale du travail (OIT). Elle a également consulté les rapports d’Amnesty International et de la Confédération syndicale internationale (CSI) sur la situation en matière de droits humains et du travail dans les pays concernés.
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Source : OSEO, communiqué de presse