Temps de lecture : 11 minutesBrady W. Dougan, Chief Executive Officer, a déclaré: «Nous sommes très satisfaits de la performance du Credit Suisse au premier trimestre 2009. Nous pensons que ces résultats, en particulier notre bon rendement des fonds propres, sont la preuve que notre stratégie différenciée et notre modèle commercial robuste, intégré et efficient en termes de capital, alliés à un faible profil de risque, peuvent être un puissant générateur de revenus. Ces résultats montrent également que les mesures que nous avons prises l'an dernier pour l'ensemble de nos activités - dont des réductions de coûts et la poursuite du renforcement de notre capitalisation - sont efficaces.»
En commentant les mesures stratégiques prises dans l'ensemble de la banque, il a précisé: «Wealth Management et nos affaires Corporate & Retail Banking en Suisse ont prouvé leur robustesse, avec une forte rentabilité et un afflux net total de nouveaux capitaux de 11,4 milliards de francs. Nous récoltons les fruits des mesures que nous avons prises ces dernières années pour étendre notre présence internationale et mettre sur pied une plateforme plus efficiente. Wealth Management est bien positionné pour réussir dans un secteur en mutation. Nous continuerons d'investir judicieusement dans la croissance, tant à l'échelle internationale que dans nos activités en Suisse.»
«Investment Banking a retrouvé une rentabilité significative, reflétant les progrès accomplis en matière de réduction du risque et de mise en oeuvre de sa stratégie d'orientation clientèle et d'efficience du capital. Nous pensons que le réalignement de notre plateforme nous permettra de dégager une rentabilité durable et de bons rendements sur le capital et de diminuer la volatilité des revenus. Au cours du trimestre, nous avons constaté que nos activités clientèle clés ont généré une forte croissance en termes de revenus et de parts de marché. Dans le même temps, nous avons fait des progrès notables dans le repositionnement de nombreuses affaires auparavant déficitaires, si bien que celles-ci ont retrouvé la rentabilité au cours du trimestre grâce à la modification de modèles opérationnels et à l'adaptation de limites de risque.»
«Les forces du Credit Suisse sont de plus en plus largement reconnues par les clients, tant existants que potentiels, ce qui nous procure un avantage décisif sur nos concurrents. La différenciation de notre stratégie, la grande solidité de notre capitalisation, l'absence de participation étatique, la robustesse de notre financement et de nos liquidités, le bon positionnement de nos affaires, l'efficacité de notre modèle commercial en termes de capital et la réduction significative de notre profil de risque font du Credit Suisse un partenaire fiable pour les clients.»
Brady W. Dougan a conclu: «Nous demeurons optimistes sur les perspectives du Credit Suisse, notamment dans le contexte du secteur financier en général. Notre approche prudente dans le nouvel environnement de marché nous a bien réussi au premier trimestre et nous continuerons de gérer nos affaires de cette façon. Même s'il n'est pas exclu que nous soyons touchés par la volatilité et les turbulences sur les marchés si les conditions difficiles devaient se poursuivre, nous sommes convaincus d'être bien positionnés pour affronter les tempêtes et obtenir de bons résultats lorsque des opportunités se présenteront sur les marchés.»
Résultats des segments
Private Banking Private Banking, qui comprend les affaires de Wealth Management et de Corporate & Retail Banking, enregistre un bénéfice avant impôts de 992 millions de francs au premier trimestre 2009, soit une baisse de 25% par rapport au premier trimestre 2008, reflétant l'impact d'un environnement difficile. Les produits nets ont été bons et se sont établis à 2878 millions de francs, en recul de 14%.
Les affaires de Wealth Management ont réalisé un bénéfice avant impôts de 646 millions de francs au premier trimestre 2009, correspondant à un repli de 25% par rapport à la même période de l'année précédente, dû essentiellement à une baisse des revenus imputable au recul des actifs gérés moyens et à la prudence des clients. Les produits nets se sont élevés à 1925 millions de francs au premier trimestre 2009, soit une baisse de 17% par rapport au premier trimestre 2008, traduisant l'affaiblissement des revenus récurrents et des revenus basés sur les transactions. Les charges d'exploitation totales ont baissé de 12%, en raison principalement de la récupération de provisions non liées à des crédits au premier trimestre 2009 et de la réduction des charges de commissions. La marge avant impôts sur le bénéfice s'est établie à 33,6% au premier trimestre 2009, contre 37,2% pour la même période de 2008. La marge brute sur les actifs gérés moyens s'élève à 116 points de base au premier trimestre 2009, en léger recul par rapport au premier trimestre 2008.
Les affaires de Corporate & Retail Banking ont enregistré un bénéfice avant impôts de 346 millions de francs au premier trimestre 2009, en recul de 25% par rapport à la même période de 2008. Les produits nets se sont élevés à 953 millions de francs, en baisse de 9%. La provision pour pertes sur crédit a atteint 45 millions de francs au premier trimestre 2009, à comparer avec des dissolutions nettes de 9 millions de francs au premier trimestre 2008. Les charges d'exploitation totales ont baissé de 4%. La marge avant impôts sur le bénéfice s'est établie à 36,3% au premier trimestre 2009, contre 44,5% pour la même période de 2008.
Investment Banking Investment Banking a enregistré un bénéfice avant impôts de 2414 millions de francs au premier trimestre 2009, à comparer avec une perte avant impôts de 3423 millions de francs pour la même période de 2008. Les produits nets ont fortement progressé pour s'établir à 6442 millions de francs, à comparer avec des revenus négatifs de 503 millions de francs pour la même période de 2008, ce qui reflète les progrès notables accomplis dans les efforts pour remettre Investment Banking sur la voie d'une stratégie d'orientation clientèle et d'efficience du capital. Investment Banking a enregistré une augmentation significative de ses parts de marché dans les activités clientèle clés, avec pour résultat une hausse des revenus, qui s'établissent à 6,3 milliards de francs et reflètent de très bons résultats dans des affaires comprenant notamment les opérations globales sur taux et les activités liées au change, le marché secondaire des titres américains garantis par des créances hypothécaires résidentielles, les affaires de cash equities, les prime services ainsi que les produits dérivés basés sur les flux et corporate.
Par ailleurs, Investment Banking a sensiblement amélioré la performance des activités ayant dû être repositionnées. Ces activités, telles que le négoce sur les marchés émergents, le leveraged finance aux Etats-Unis, les stratégies de négoce des actions et les produits convertibles, ont retrouvé la rentabilité, générant des revenus totaux de 1,4 milliard de francs au premier trimestre 2009. Ces résultats sont le fruit de la modification de modèles opérationnels et de l'adaptation de notre approche du risque.
Investment Banking a enregistré des revenus négatifs de 1,7 milliard de francs dans les affaires dont il se désengage, en raison principalement de correctifs de valeurs nets dans les activités CMBS de 1,4 milliard de francs. Il a cependant continué de réduire ses positions à risque, en supprimant de nouveaux actifs fragilisés à hauteur de 31% depuis la fin du quatrième trimestre 2008 ou, en valeur cumulée, de 92% depuis la fin du troisième trimestre 2007.
Sur l'ensemble des produits nets totaux d'Investment Banking, le Credit Suisse estime qu'un montant de 1,3 milliard de francs approximativement est dû à la normalisation des conditions du marché, dont le rétrécissement des écarts de crédit, la réduction du différentiel entre les liquidités et les instruments synthétiques, la baisse de la volatilité du marché et la stabilisation du marché des obligations convertibles depuis le quatrième trimestre 2008. Les revenus d'Investment Banking ont aussi bénéficié de gains de valeur juste (fair value) sur la dette du Credit Suisse de 365 millions de francs.
Les résultats d'Investment Banking ont aussi profité de la diminution des charges non liées aux salaires - de 19% en dollars US par rapport au premier trimestre 2008 - due à la réduction des frais fixes non liés aux salaires (dont les frais de voyage et de représentation ainsi que les frais professionnels) et des charges de courtage et de commissions. Les charges liées aux salaires de 2,9 milliards de francs comprennent l'enregistrement des charges relatives aux bonifications d'années précédentes (dont celles découlant du Partner Asset Facility plan) et une provision pour 2009 pour les bonifications liées à la performance, due à l'amélioration de la rentabilité ajustée au risque d'Investment Banking.
L'utilisation globale du capital risque a encore été réduite au cours du premier trimestre 2009, conformément aux objectifs stratégiques d'Investment Banking. Abstraction faite de l'impact des changements de méthodes, les actifs sous-jacents pondérés en fonction des risques libellés en dollars US ont reculé de 11% depuis la fin du quatrième trimestre 2008, alors que la valeur moyenne exposée au risque (value at risk) sur un jour a baissé de 14% au cours de la même période.
Correctifs de valeur nets et expositions pour Investment Banking Tout au long du premier trimestre 2009, le Credit Suisse a comptabilisé la valeur juste (fair value) de manière homogène et disciplinée, ce qui a entraîné des correctifs de valeur nets de 1,4 milliard de francs dans les activités CMBS. Au premier trimestre 2009, le Credit Suisse a décidé de ne pas encore adopter les nouvelles règles comptables de la valeur juste (fair value) édictées en avril 2009 par le Financial Accounting Standards Board (FASB). La banque entend et doit les adopter au deuxième trimestre 2009 mais ne s'attend pas à des effets majeurs sur la valeur juste (fair value).
Asset Management Asset Management a enregistré une perte avant impôts de 490 millions de francs au premier trimestre 2009, à comparer avec la perte avant impôts de 544 millions de francs de la même période de 2008. Ce résultat comprend des pertes pour la plupart non réalisées liées aux investissements de 387 millions de francs, principalement dans des positions de private equity, à comparer avec des pertes de 9 millions de francs au premier trimestre 2008, ainsi que des pertes de 21 millions de francs liées aux titres achetés aux fonds du marché monétaire du Credit Suisse, contre 566 millions de francs pour la même période de 2008. Les produits nets se sont établis à 6 millions de francs au premier trimestre 2009, soit une hausse de 52 millions de francs par rapport au premier trimestre 2008. Si on fait abstraction des titres achetés aux fonds du marché monétaire du Credit Suisse et des gains/pertes liés aux investissements, les produits nets ont diminué de 115 millions de francs pour s'établir à 414 millions de francs. Les charges d'exploitation totales sont restées stables.
Afflux nets de nouveaux capitaux Des 11,4 milliards de francs d'afflux net de nouveaux capitaux enregistrés par Private Banking au premier trimestre 2009, Wealth Management en a généré 9,0 milliards, ce qui représente une moyenne glissante du taux de croissance de 5,0% sur quatre trimestres, avec des apports significatifs des régions Europe, Middle East and Africa (EMEA), Asia Pacific et Suisse. Les 2,4 milliards de francs d'afflux net de nouveaux capitaux générés par Corporate & Retail Banking sont dus principalement aux clients institutionnels, mais reflètent également des apports consistants des clients privés. Asset Management a enregistré des sorties nettes de capitaux de 3,5 milliards de francs au premier trimestre 2009. Les stratégies de placements alternatifs d'Asset Management ont généré des afflux nets de 1,0 milliard de francs, confirmant la force de la division. Le total des actifs gérés du Groupe provenant des opérations poursuivies a atteint 1121,7 milliards de francs à la fin du premier trimestre 2009, soit une hausse de 1,4% par rapport à la fin du quatrième trimestre 2008, due principalement à l'afflux net positif de nouveaux capitaux dans Private Banking et à l'évolution favorable du marché des devises, hausse en partie neutralisée par l'évolution défavorable de certains marchés et par des sorties nettes de capitaux dans Asset Management.
Avantages de la banque intégrée Au premier trimestre 2009, 1,0 milliard de francs de produits a été généré au sein du Credit Suisse par les activités inter-divisions, à comparer avec des produits de 1,2 milliard au premier trimestre 2008.
Gestion du capital et des liquidités La capitalisation du Credit Suisse demeure très forte. Le ratio des fonds propres de base s'est établi à 14,1% à la fin du premier trimestre 2009, contre 13,3% à la fin du quatrième trimestre 2008. Le Credit Suisse dispose toujours de liquidités importantes et entend donc rembourser ses deux émissions de fonds complémentaires supérieurs (upper tier 2) arrivant à échéance en juillet 2009 (obligations de 125 millions d'euros de Credit Suisse Guernsey Branch et obligations de 150 millions de livres sterling de Credit Suisse London Branch).
Changement dans le management Le Credit Suisse a annoncé aujourd'hui que Tobias Guldimann, actuellement Chief Risk Officer du Credit Suisse Group et membre du Directoire, assumera seul la responsabilité de la gestion des risques au sein du Directoire à compter du 1er juin 2009. A cette même date, D. Wilson Ervin, Chief Risk Officer du Credit Suisse, quittera le Directoire pour se consacrer à de nouvelles tâches en qualité de Senior Advisor, rapportant directement à Brady W. Dougan. MM. Ervin et Guldimann travaillent en étroite collaboration depuis dix ans sur le développement de la stratégie de gestion des risques du Credit Suisse et depuis quelque temps sur la planification de la transition.
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Source : Credit Suisse, communiqué de presse