Temps de lecture : 5 minutesLe chiffre d'affaires d'Emmi pour l'exercice 2009 s'est établi à CHF 2619,3 millions, soit un léger recul de 1,9% par rapport à 2008 (CHF 2670,8 millions), ce qui représente un résultat meilleur que prévu. En termes organiques et en monnaie locale, ce repli est de 4,4% (-5,4% en Suisse et -1,5% à l'étranger) en raison de la baisse du prix du lait et de l'environnement économique difficile. Presque tous les groupes de produits ont réalisé des chiffres d'affaires en recul en 2009, le prix du lait étant inférieur d'environ 18% par rapport à l'exercice passé.
En Suisse, le chiffre d'affaires net a perdu 4,9%, à CHF 1944,1 millions (contre CHF 2045,5 millions pour l'exercice précédent). Hors acquisition de la société genevoise Nutrifrais SA, ce résultat a glissé de 5,4%. Les quantités livrées ont diminué de 2,5%, principalement du fait de la perte de volumes génériques auprès d'un gros client suisse.
Sur les marchés internationaux, Emmi a amélioré son chiffre d'affaires de 7,9%, à CHF 675,2 millions (2008: CHF 625,3 millions), soit une croissance de 12,3% en monnaie locale, grâce en premier lieu à l'acquisition de la société Roth Käse Ltd. aux Etats- Unis. Si l'on ne tient pas compte de cette acquisition, Emmi a accusé un léger fléchissement sur les marchés internationaux (-1,5% en monnaie locale) en raison de la morosité des consommateurs et de la chute des prix des matières premières. L'écart important des prix du lait entre la Suisse et l'Europe, notamment au premier semestre, n'a en revanche pas profité aux exportations.
Un résultat opérationnel réjouissant
Le bénéfice brut des activités opérationnelles a progressé de 4,1%, à CHF 852 millions (contre CHF 818,3 millions l'exercice précédent) - y ont contribué, d'une part, l'allongement de la chaîne de création de valeur du fait d'une production propre en hausse et, d'autre part, la modification de l'assortiment qui intègre désormais des produits à plus forte valeur ajoutée. Les charges d'exploitation n'ont quant à elles augmenté que de 1,3%, à CHF 645,2 millions (2008: CHF 637,2 millions), grâce à une gestion des coûts rigoureuse. Les charges de personnel se sont accrues de 3%, à CHF 324 millions (2008: CHF 314,4 millions), du fait des acquisitions tandis que les autres charges d'exploitation ont diminué de 0,5%, à CHF 321,2 millions (2008: CHF 322,8 millions), et ce malgré des dépenses de publicité plus élevées. Les effectifs en fin d'année avaient progressé de 4,5%, à 3525 collaborateurs (exercice précédent: 3373 collaborateurs).
Les dépréciations et amortissements ont augmenté de 16,4%, à CHF 103,5 millions, du fait des acquisitions et en raison d'amortissements exceptionnels et non prévus sur les immobilisations corporelles. Le résultat d'exploitation avant intérêts et impôts (EBIT) est de CHF 109 millions, ce qui correspond à une hausse solide de CHF 6,9 millions, ou 6,8%. La marge EBIT s'est donc sensiblement améliorée, à 4,2% (année précédente: 3,8%).
Marge bénéficiaire nette conforme aux objectifs - proposition d'augmenter le dividende à CHF 3.00
En raison d'un résultat financier nettement meilleur (de CHF -26 millions à CHF -8,7 millions) et d'un taux d'imposition de 13,8% qui reste faible grâce à des facteurs exceptionnels, le bénéfice net a bondi de 28,3%, à CHF 75,3 millions (exercice précédent: CHF 58,7 millions). La marge bénéficiaire nette est quant à elle de 2,9%, contre 2,2% en 2008. Compte tenu de cette excellente performance, le Conseil d'administration proposera lors de l'Assemblée générale le versement d'un dividende de CHF 3.00 par action nominative, soit une hausse de 40 centimes.
Des volumes de lait élevés et des prix internationaux en baisse
Au cours de l'exercice sous revue, les prix du lait ont une nouvelle fois chuté à l'international, en raison d'une production élevée et de la crise économique mondiale. En Suisse aussi, le prix du lait de laiterie a reculé d'environ 18% par rapport à 2008. En l'espace d'un an, il a été baissé à deux reprises, le 1er janvier de 9,2 centimes et le 1er juillet de 6 centimes. Ces réductions ont été intégralement répercutées sur les clients. Dans l'ensemble, Emmi a transformé moins de lait que lors de l'exercice précédent (904 millions de kilogrammes contre 963), notamment du fait de la plus faible revalorisation des excédents et d'une moindre demande de produits laitiers.
Perspectives pour 2010
Pour 2010, Emmi table sur une consommation stable en Suisse. En raison de la perte au premier semestre d'un grand client suisse - perte dont les répercussions se font encore sentir -, Emmi s'attend à un recul du volume de 1% au niveau national. Au premier semestre, les prix du lait devraient une nouvelle fois s'inscrire en nette baisse par rapport à 2009. A l'étranger, Emmi compte sur une légère croissance du volume, de l'ordre de 2% à 3%, dans les domaines d'activités stratégiques, grâce à une embellie du moral des consommateurs. Emmi estime, dans une certaine mesure, pouvoir maintenir son chiffre d'affaires au cours de l'exercice 2010 (à la condition que les prix du lait de changent pas). Elle prévoit une rentabilité à peu près similaire à celle de l'année dernière, soit un EBIT entre CHF 103 et CHF 113 millions et une marge bénéficiaire nette de 2,5% à 3,0%. A moyen terme, elle vise une croissance organique des volumes de 6% à 8% à l'étranger. Durant l'exercice en cours, Emmi continuera d'investir dans le développement des activités internationales et dans le renforcement du marché national.
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Source : Emmi, communiqué de presse